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DOBERMANN

INFOS GENERALES

Groupe : Groupe 2

Hauteur au garrot Male : de 68 à 72 cm

Hauteur au garrot Femelle : de 63 à 68 cm

Espérance de vie : 12 ans

Poids : Mâles : 40 à 45 Kg
Femelles : 32 à 35 Kg

RACCOURCIS

» Ses origines

» Son caractère

» Son alimentation

» Sa santé

» L'entretenir

» Bon à savoir !

Les origines

Dans les années 1865, Friederich Ludwig Dobermann décide de créer un chien de garde et de défense capable d'assurer sa sécurité lors des collectes d'impôts qu'il effectue dans le comté de Thuringue.
Comme il est également gérant de l'équarrissage et de la fourrière municipale de la petite ville de d'Apolda, il a aucune difficulté à trouver sa « matière première » parmi les nombreux chiens qui lui sont confiés.

Contrairement à une idée très répandue, la sélection qu'entreprend Dobermann à cette époque n'est pas uniquement basée sur le mordant et l'agressivité, mais également sur la recherche d'un certain type morphologique s'appuyant sur les fameux « metzgerhund » (chiens de bouchers, à robe généralement noire et feu qui ont aussi servi à la création du rottweiller).


Vers 1870, après avoir effectués plusieurs croisements de ces chiens locaux dans ses chenils, Dobermann fait couvrir une chienne pinscher du nom de « Schnuppe » appartenant à un certain Dietsch, directeur des sablières d'Apolda, par un de ces mâles noir et feu. Cette chienne très robuste de couleur gris-bleu serait à l'origine des lignées du « dob » bleus que l'on trouve encore de nos jours, au États-unis.


A la mort de Ludwig Dobermann en 1894, le chien qui porte son nom, bien que beaucoup plus massif que celui d'aujourd'hui, a été un type bien affirmé.

C'est à Otto Göller, éleveur très réputé, qu'est confié le cheptel de feu Dobermann. Dès lors, Otto tente d'affiner un peu ces « bouviers-pinschers ». Il effectue une première retrempe avec le manchester terrier, puis ultérieurement avec le greyhound, le pointer, le dogue allemand (noir et bleu) et peut-être le beauceron afin de fixer le type actuel du dobermann.


En 1899, Otto Göller, Oscar Vorwerk et Goswin Tischler fondent le « Nationaler Dobermann-pinscher Klub ». La même année, Graf Belling Von Grönland est le tout premier dobermann inscrit au livre d'élevage allemand.


Si les Suisses et les Hollandais sont les premiers à s'intéresser au « dob », les éleveurs français d'Alsace-Lorraine (alors sous domination allemande) se regroupent à Strasbourg en 1913 au sein de la société pour l'élevage du chien dobermann qui deviendra en 1920 le Dobermann club de France. Citons parmi eux les affixes : Sainte Odile, Heidenstein, Wiesengrund, La porte Nationale, le vieux Château...


Alors que l'engouement pour le dob s'étend rapidement au reste du monde, notamment à l'Angleterre, au Japon et aux États-unis (où le club de race est créé en 1921), les deux conflits mondiaux vont largement contribuer à sa mauvaise réputation en s'assimilant à l'armée allemande (au même titre que le berger allemand) dès 1914 ou aux fameux « devil's dogs » des marines américains lors de la guerre du Pacifique (1941-1945).


Les années 1970 sonnent le déclin des grands élevages allemands (Von Forrel, Von Fürstenfeld), les passionnés hollandais en profitent pour prendre en main la destinée du dobermann, imposant un chien plus grand, plus noble, aux lignes harmonieuses, parfaitement proportionnées dont la sélection est alors essentiellement basée sur la beauté. Devenue très minoritaire, la souche allemande continue néanmoins à produire des chiens de travail « purs et durs », plus petits, plus massifs à la poitrine profonde, au caractère bien trempé et au mordant incomparable ! Le dob idéal doit certainement se trouver en ces deux chemins...

Son caractère

Produit par un élevage sérieux, le dob est un chien stable au caractère franc et équilibré. Intelligent, intuitif et très sensible, il a besoin d'une éducation sérieuse, faite par un maitre pondéré mais sans faille afin d'établir dès le départ des règles hiérarchiques strictes qui ne devront jamais être remises en question sous peine d'avoir un animal dominant et caractériel, bref rapidement invivable. Très proche de son maître, il doit impérativement participer à la vie de la famille, le chenil n'est absolument pas pour lui. Une vie calme et régulière aide à canaliser sa fouge. Obéissant et attentif, il adore travailler (ring, pistage,..). Gardien hors pair, son sens du territoire est très développé ; conscient de sa force et de son potentiel, il fait face d'instinct à toutes les situations et ne recule jamais devant le danger. Sa tendance à la dominance l'empêche de faire bon ménage avec ses congénères, il est en revanche patient et doux avec les enfants.

A noter que depuis 1983, des tests de caractère obligatoires assurent l'équilibre psychique des reproducteurs afin de produire des chiots sains et équilibrés, le reste est affaire d'éducation...

Son alimentation

Sa santé

Sa longévité d'une douzaine d'années prouve que le dobermann jouit d'une bonne santé. Quelques sujets peuvent pourtant être atteints du cardiomyopathie entre 3 et 6 ans. Sa peau très fine le rendant fragile au niveau des articulations, notamment du coude, il faut lui prévoir un couchage confortable afin de prévenir les escarres.

L'entretien principal du dob se résume en fait à de longues promenades journalières, absolument indispensables à son bien-être physique et psychique, durant lesquelles il peut se défouler en courant à sa guise.

Son entretien

Le poil court du dob ne nécessite aucun entretien particulier, si ce n'est un bon brossage hebdomadaire. Attention, du fait de l'absence de sous-poil la brosse métallique est à proscrire.

Le gant de caoutchouc à picots par son effet massant est parfait pour l'élimination du sébum.

Bon à savoir

ATTENTION : Depuis le 1er janvier 1992, la robe bleu et feu n'est plus acceptée par le standard de la race. Des vétérinaires allemands et américains ayant prouvé que l'alopécie (chutes de poils) puis les desquamations dont était affligée cette robe étaient d'origine génétique donc transmissibles et inguérissables. Des éleveurs peu scrupuleux continuent pourtant de proposer aux acquéreurs potentiels des « chiens bleus » (souvent importés des États-unis) exceptionnels, donc rares (et pour cause !) et bien sûr... plus chers !